Noir. Noir total. Puisque de toute façon, c'est de cette façon qu'on voit le mieux. Tout. Tout ? oui, rien. Qu'on voit que tout n'est que Rien. Nothing. Stop.
Que tu te bats chaque seconde de ta vie pour rien, pour chercher le bonheur peut être, parce que tout le monde le cherche, cette chose presque inaccessible qui quand tu la rencontre s'éclipse sans jamais trop tarder. Puisque quand elle est la, le temps passe plus vite. Rien. Pour rien, puisque rien n'est éternel, même pas le « cycle de la vie » pourtant ils nous disaient ça dès les premières années, dans le Roi Lion par exemple. Que le monde, eh bien oui c'est que de la merde, et que ça sert plus à rien de se battre, d'essayer d'y croire encore, puisque tout est foutu. Croire encore à la Révolution, alors qu'aujourd'hui, plus personne n'ose bouger. Croire à l'Amour, au bonheur, alors qu'aujourd'hui on n'pèse plus les mots, alors que l'Amour ne sert finalement qu'à détruire les gens, surtout ceux qui y croyaient vraiment. Rien ne sera plus comme avant.
Tout est foutu. Finalement, rester pour ces moments pendant, auxquels on se souvient et on se dit « ben voilà, ça y est », les voir partir pour mieux pleurer, mieux sombrer, et se dire qu'on y survivra, que c'est ça qui nous rend plus fort..
Plus fort pour affronter quoi au juste, les déceptions ? le souci, la tristesse, la ranc½ur, la nostalgie, l'incompréhension, l'oubli, la solitude, la colère, le noir, le vide, ...
L'impuissance. L'impuissance car finalement on n'peut rien faire. Somme toute, l'incompréhension c'est quand on n'est pas capable de se faire comprendre ou de comprendre ; la tristesse, c'est quand on n'est impuissant, c'est bien ça qui nous rend triste ; la nostalgie, c'est bien connu qu'il est impossible de revenir en arrière...
Donc finalement, je n'pleure rien d'autre que toutes sortes d'impuissance, un mélange immonde qui me reste en travers de la gorge, et qui m'empêche de respirer, de vivre, et puis de toute façon tout est bien trop futile, qu'il n'y a pas de happy end, que si on en est là c'est parce qu'on est trop cons pour l'avoir vu plus tôt, enfin non, là je mets dans le lots des impuissants et je m'en excuse, c'est parce que ceux qui auraient pu, ou qui pourraient nous aider ne veulent pas qu'on agisse, n'agissent pas, ne réfléchissent pas trop et pense que tout est mieux comme ça, qu'il faudrait juste changer les fleurs sur la table. Et faire un peu la poussière. Puisque nous sommes ou nous ne deviendrons à la fin rien d'autre que de la poussière dont personne ne se souviendra, qui n'aurons pas laissé grande trace de leur passage, qui aurons peut être été fiers de dire « ah, comme j'ai été fort, j'ai vécu jusqu'au bout ! » mais oui allez, que les temps évoluent ou pas, la vie est toujours aussi dure, le monde aussi cruel, et ceux qui crèvent de faim pendant que les autres gaspillent on ne fait que sembler de s'en soucier, parce que finalement ils sont loin, et qui sait ce que l'on peut réellement penser, tout au fond ? rien, personne. Se dire un jour « tiens, j'aimerai bien trouver quelqu'un, ou planter des fleurs, avoir un nouveau je ne sais quoi, qu'il fasse beau rien qu'une fois après avoir pensé des conneries pareilles, parce que oui, aux yeux du monde ce ne sont que des conneries extériorisées par une ado qui pense trop, qui d'vient dépressive, à tendances presque suicidaires pour rien, pour tout, pour juste des conneries...
« mais non, si tu penses ça, c'est juste parce que tu grandis, c'est normal, tout le monde est passé par là, ça passera... » oui, bien sûr, après tu seras gavée par toutes ces saloperies d'idées toutes faites, qui te graverons je ne sais où que tu dois vivre, faire comme tout le monde... Rentrer dans les normes... ouais. Et si j'ai pas envie? je n'deviendrai donc jamais adulte, tant mieux peut être, et avec le temps, oui, ben je deviendrai tout simplement morte, si je ne l'suis pas déjà. A trop se rendre compte on n'trouvera pas d'autre solution, hein ? arrêtez de vous dire que c'est juste qu'elle se braque, en colère contre elle-même de ne pas avoir vu tout ça plus tôt, ou de s'affronter elle même, cette grande brouille interieure, ou de chercher un coupable, à qui finalement je devrais peut être dire merci de me ré-avoir ouvert les yeux, de m'avoir fait voir en tombant finalement toute la « misère du monde », arrêté de dire que si le monde n'est pas beau la vie oui, et que si vous avez l'impression que ça va mieux à certains moments, ce n'est peut être bien rien qu'une impression. M'aider ? nan, vous voulez faire comment ? vous êtes bien impuissants vous aussi, hein ? un psy ? pour quoi faire ? avoir la fausse impression, faire semblant pour vous parce que je vous aime, d'aller mieux ? sûrement oui. « fais moi un dessin ». j'aurais qu'à rendre la feuille, bien blanche. Ben oui, le vide quoi.
Regarde . C'est tellement con de passer sa vie à pleurer ou à faire pleurer les gens...
Vous comprenez qu'on puisse en avoir marre, non ? qu'on puisse se dire que vous avez oublié, quand vous nous dites que ça passe, ... ou que vous n'avez pas vu assez loin...
Se battre, oui, vas y, ben tu feras médecin en Afrique, histoire d'avoir l'impression réconfortante d'aider le monde un peu comme on peut... Tu veux faire quoi quand tu sais plus où t'en es, que les gens deviennent fous face à leur impuissance, la terre continue à tourner, .. ça leur fait mal de te voir comme ça, par-dessus le marché ?
Mais merde quoi. J'ai envie de vous dire bonne chance, et d'me barrer loin. Pour peut être la quiétude, puisque la seule chose à laquelle on ne peut pas nous empêcher c'est rêver.
« j'ai fais un rêve merveilleux. J'ai rêvé... du passé. J'étais morte. »
Peut être qu'il n'y a, derrière le couverture impénétrable, que du vide, noir, ou peut être blanc... peut être que le silence te rappelle certaines musiques, peut être que tu n'apprendras jamais... que tu avais faux...
Mais qu'est ce que tu t'en fous, peut être que tu ne vois même plus les gens souffrir tous les jours. Peut être que tu ne peux pas regretter. Plus faim, plus soif, juste envie de mourir pour rien. Ne plus entendre certains mots, certaines phrases, arrêter de penser, complètement.
Laisse moi ! Tornade quand tu dis tu ça veut dire je, et elle, c'est moi, et personne ne peut comprendre c'est normal. J'arrête de dire que je suis folle vous allez finir par me croire.
Juste conne, peut être jeune, je ne sais pas à quoi ça rime finalement, puisqu'on peut mourir à tout moment, insouciants ou pas, en s'étant rendu compte ou pas, en ayant mal aux yeux à force de voir, ou de n'avoir pas vu, ou pas, en ayant cru quelque temps... ou pas.
Vous pouvez encore vous dire voilà c'est comme ça, t'as qu'à penser à autre chose, ce qui est bien impossible à gré ou pas, que tu vivras pour faire ta vie, t'es pas si malheureuse, penser aux gens qu'ont pas choisi de mourir ou à ceux qui sont comme on dit bien plus tristes, ...
Tourner en rond encore et encore, puisque visiblement il existe des « problèmes » sans solution. Ou alors ce ne sont pas des problèmes, toutes ces conneries, l'argent et la religion, c'sont bien les deux plus énormes problèmes du monde. la pollution, la déforestation, la crise, tout ça ça vient de quoi hein ?
énorme envie de crever. Ce se sont pas des menaces. Je suis désolée. C'est pas mon but de faire souffrir les gens. C'est pas mon but de leur faire comprendre, puisque les mots ne suffisent pas. « C'est tout ce que nous ne voyons pas qui est immense. » « N'est-ce que cela ? »
Alors que trop peu de personnes pèsent leur mots, alors que personne d'autre que la personne ne peut savoir combien elle aime, ou combien elle l'aime, alors qu'on ne parle pas comme on écrit, alors que vous avez toujours besoin d'un coupable, eh bien le coupable on dira juste que c'est moi, parce que je vois qu'il y a bien d'autres personnes qui y survivent.
Comme il y a ceux qui s'en sortent, comme il y a ceux qui partent trop vite, comme il y a ceux qui n'ont pas de raison, je n'ai qu'à faire comme tout le monde, soit faire semblant de ne pas me rendre compte, soit survivre pour des gens dans un coin, soit leur faire croire que c'est ça qui est grave pour moi, tout c'est-à-dire rien, et mourir sur un coup de tête, soit attendre de n'avoir plus vraiment envie et de partir quand même, peut être même malgré moi. Beaucoup trop de peut être, beaucoup trop d'idées de merde, de sang ou de poussière,
Trop de raisons de vivre pour mourir, trop de raisons de mourir pour vivre.
Bref. Je suis désolée.